Sur le plan purement artistique, je ne fais que peu de distinction entre le numérique et le traditionnel. A une époque, je n’avais pas d’atelier et le travail via tablette et logiciel m’a permis de travailler en couleurs sans en mettre partout et sans avoir à débarrasser et nettoyer à chaque fois ma cuisine.

Le coté « rapide » de la tablette, qui permet de revenir sur ses erreurs et de finir un travail très élaboré en un temps record a un coté très jouissif. Mais je reste attachée à la sensation du papier sous mes doigts et il n’est pas rare que le croquis que je mets en couleur via l’ordi soit effectué au criterium.

Désormais, pourvue d’un local de travail adapté, j’ai pu développer mon travail sur papier. Mais je continue à manier le stylet et la tablette graphique. C’est cependant un plaisir différent et je la privilégie pour les travaux qui nécessitent d’être achevés rapidement.

Ma technique de prédilection reste assez longue : Elle est à base de stylos à bille, de crayons de couleurs, de feutres à encre de Chine et de poscas.